Iaido ce cher inconnu...

Aller en bas

Iaido ce cher inconnu...

Message  psyco_mantis le Jeu 21 Oct - 16:17

L’iaidō (居合道, iaidō?) est un art martial d'origine japonaise se focalisant sur l'acte de dégainer le sabre et de trancher en un seul mouvement. Tout comme pour les autres budō, cette école se focalise plus sur l'harmonie des mouvements et la démarche spirituelle (influence du zen), que sur l'efficacité technique. Depuis quelques années, certains sensei japonais prônent une démarche plus offensive, dirigée vers un iaidō de "combat", plus proche du iaijutsu.


Technique

Le sabre se porte et se tient de la même façon que l'on soit droitier ou gaucher. La main droite et la main gauche ont chacune un rôle particulier qui n'est pas directement lié au fait que soit la main dominante ou non. Il existe d'ailleurs des sabreurs gauchers : par exemple Saito Hajime.

La coupe en iai est perçue comme rapide car le peu de force apparente que nécessite le retrait du sabre tout au long de la saya ( ou fourreau ) augmente la vitesse. L'iaidō ne nécessite pas ou peu de force, si ce n'est celle nécessaire au maintien du sabre, car la longueur du katana ou shinken (lame d'environ 75 cm) ajoutée à la longueur d'un bras font que l'extrémité de la lame se déplace très vite et c'est cette extrémité (le dernier 1/3) qui sert à trancher. Or le katana pèse entre 1 et 1,5 kilogramme et se déplace à grande vitesse, il faut donc le maintenir assez fermement pour que l'inertie ne le fasse pas partir.

La main exerce une prise au-dessus du sabre ( le pratiquant est toujours derrière son sabre, seul rempart contre une attaque), les doigts servant au "déroulé" et au maintien; un samuraï ayant failli, se coupait une phalange de l'auriculaire droit en expiation et l'offrait à son daimyo ou shogun, il lui devenait donc extrêmement difficile de se battre, ce doigt étant extrêmement important pour saisir un objet (en l'occurrence la poignée du sabre, cependant cela est valable pour tout manche d'outil). Ce rituel d'automutilation se nomme yubitsume.

L'entrainement se fait avec un iaito ou un bokken afin de pas abîmer son katana ou son shinken; on utilise une saya d'entrainement si l'on possède un katana.

Le wakizashi et le katana forment le daisho. Le wakizashi est un sabre court manié d'une seule main, les samouraïs ne pouvaient garder le katana à l'intérieur d'une maison car trop long pour se battre efficacement.

Le keikogi du iaidōka est composé d'un gi en coton, d'un hakama, d'un obi (d'une largeur de 13 à 14 cm); on peut porter des tabi. La couleur « historique » est le blanc, couleur du deuil et de la mort au Japon mais beaucoup de iaidōka portent le bleu car pratiquant aussi le kendo, le noir est aussi utilisé ainsi que le panachage de ces trois couleurs; toutefois le gris, le marron, le vert ainsi que les obis rouges et blancs (dans ce cas très larges > 14 cm) sont réservés par tradition aux sensei japonais.

Il n'y a aucune notion de grade (kyu et dan) dans le choix des couleurs.

source: wikipédia